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UNE INVITATION QUI VAUT SON PESANT D’OR:
LA SEULE LETTRE D’INVITATION
AU BALL AVEC UN « POST OFFICE »
DE L’ILE MAURICE ENCORE EN MAIN
PRIVÉE EXPOSÉE À MONACOPHIL
DU 2 AU 4 DÉCEMBRE 2011
Les “Post Office” de l’Ile Maurice sont certainement d’entre les émissions les plus célèbres au
monde. La plupart des exemplaires ont été utilisés par l’épouse du Gouverneur, Lady Gomm,
afi n d’envoyer les invitations à un ball qu’elle organise sur l’île. Il a même été prétendu que
c’est la raison principale de la création de cette émission, la première de toutes les colonies
britanniques.
La plupart des exemplaires existants tant isolés que sur lettre sont aujourd’hui dispersés
dans des musées à travers le monde. Lors du prochain MonacoPhil, les visiteurs auront le
loisir de pouvoir admirer cette lettre exceptionnelle, qui sera sans nul doute un des joyaux de
l’exposition des
Celles-ci sont présentées par son S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, par les
membres du club de Monte-Carlo ainsi que par des musées postaux de diff érents pays.
La « Royal Philatelic Society London » présentera pour sa part une exposition provenant
des collections de Sa Majesté La Reine Elizabeth II, de ses propres collections ainsi que des
collections de ses membres.
Près de 70 négociants internationaux et administrations postales seront à votre disposition
et présenteront leur pièces philatéliques.
Cette lettre a été vendue par
le récipiendaire, H. Adam à un
négociant français, Théophile
Lemaire, en 1899. Elle sera ensuite
revendue au négociant anglais
W.H. Peckitt qui la vendit à son
tour à H. Duveen pour la somme
de 1080 £. En 1909, suite à un
échange, Peckitt vendit celle-ci au
collectionneur allemand H. Manus.
La collection Manus sera mise
en vente en 1933 par Plumridge.
La lettre sera achetée par le
Roi Carol de Roumanie. La maison Harmer, Rooke & Co. revendra pour le compte du Roi
Carol la lettre au collectioneur belge René Berlingin en 1950. La maison Stanley Gibbons
la remettra en vente en 1971 et elle deviendra une des pièces maîtresses de la collection H.
Kanai. La maison David Feldman sera chargée de la dispersion de la collection Kanai en 1986
et aura encore le privilège de remettre en vente à deux reprises cette pièce exceptionnelle.
2 – 4 DECEMBRE
A l’occasion de l’exposition MonacoPhil, 100 raretés mondiales vont être
exposées au Musée des Timbres et des Monnaies de Monaco, parmi lesquelles des pièces
exceptionnelles provenant des collections de S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco, de sa
Majesté La Reine Elizabeth II, de musées postaux et de membres du Club de Monte-Carlo.
Les invitées d’honneur cette année seront La Collection Royale de S.M. La Reine Elizabeth II
et la « ROYAL PHILATELIC SOCIETY LONDON » qui exposera un ensemble exceptionnel
provenant de sa propre collection et des collections de ses membres.
Parmi ces pièces exceptionnelles, nous aurons le plaisir de voir en première mondiale pour
le grand public une reconstitution tout à fait exceptionnelle:
Le 2 skilling du Danemark en bloc de quatre reconstitué
L’histoire de ce puzzle philatélique commence en 2000 lorsqu’une paire du 2 skilling est
montrée au grand public pour la première fois. Cette paire faisait partie de la collection de
Maurice Burrus vendue en de nombreux épisodes dans les années 60.
La 2ème pièce du puzzle, un coin de feuille intégral
faisait partie de la légendaire collection Ferrari,
vendue lors de la 6ème vente de cette collection en
avril 1923 à Paris (lot 242).
L’exemplaire voisin de ce coin de feuille, position 92
de la feuille, était resté inconnu des collectionneurs
jusqu’en 1986, lorsque F.T.K. Caröe, collectionneur
anglais d’ascendance danoise vendit sa collection à Zurich. Il fut le premier à rapprocher les
deux exemplaires isolés et à réaliser qu’ils formaient
une seule et même paire.
Lorsque la paire ex ‘Burrus’ fut mise en vente à
New York, le possesseur actuel comprit très vite que
le puzzle pourrait se compléter. La réunion de cet
ensemble est restée un secret bien gardé jusqu’à la
conférence de presse organisée en février dernier par
le ‘Fakes, Forgeries & Experts Journal’. La réunion
en un seul ensemble de ce timbre légendaire est à
marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la
philatélie danoise.
2 – 4 DECEMBRE
Monacophil 2011 sera à nouveau le rendez-vous international à ne pas manquer. Cette année,
l’invité d’honneur sera la « Royal Philatelic Society » de Londres ce qui vous permettra
de pouvoir admirer une exposition centrée sur la philatélie du « British Commonwealth ».
Dans ce cadre, des pièces provenant de la collection de Sa Majesté La Reine Elizabeth II, et
des collections de la « Royal » (collections propres et collections de ses membres) seront à
l’honneur. En particulier, vous aurez le privilège de contempler des pièces qui n’ont jamais été
exposées à ce jour.
100 raretés mondiales seront exposées provenant des collections de S.A.S. le Prince
Albert II de Monaco, de Sa Majesté La Reine Elizabeth II, de diff érents musées postaux ainsi
que des membres du Club de Monte-Carlo.
Une lettre peut parfois révéler tout un pan oublié de l’histoire. C’est le cas avec le document
qui suit, témoin émouvant de la vie d’un homme pris dans la tournante des soubresauts de la
conquête de l’Afrique. L’exposition des raretés mondiales, qui se tiendra sur les Terrasses de
Fontvieille au sein du Musée des Timbres et des Monnaies vous permettra de découvrir ainsi
des lettres d’exception qui font partie intégrante de l’Histoire.
Rudolf Slatin, pendant sa captivité chez les
Mahdistes de 1883 à 1895.
Après un premier séjour au Caire et à Khartoum, Rudolph
Anton Karl Slatin (1857-1932) doit rentrer en Autriche-
Hongrie pour y eff ectuer son service militaire. Il est rappelé
par la suite par le gouverneur général du Soudan, le général
Charles Gordon, qui le veut auprès de lui. Le Soudan est en
pleine rébellion mahdiste entre 1882 et 1885.
A peine Slatin
est il nommé gouverneur du Darfour que la révolte gronde
dans cette province. Après avoir perdu petit à petit du terrain
face aux Mahdistes et sans aide venant de l’extérieur, il est
contraint de capituler et est fait prisonnier la veille de Noël
1883. Commence pour lui une longue période de captivité.
Au
décès du Mahdi en 1885, son successeur, le Khalife Abdullahi
devient son nouveau geôlier et ce n’est que dix années plus tard, en février 1895 qu’il parvient à s’échapper de sa prison et à rejoindre l’Egypte après
un périple de plus de 1000 km à travers le désert. Pendant sa captivité à Omdurman, il lui
était interdit d’envoyer du courrier à sa famille.
Néanmoins il réussit à envoyer une missive
en utilisant un morceau de sa propre chemise comme support. Cette lettre a été envoyée
clandestinement par un chevrier jusqu’à la ville de Suakin qui n’était pas en rébellion d’où
Lord Kitchener alors gouverneur de Suakin l’envoya en recommandé jusqu’à Vienne.
Pour
dissimuler au mieux cette lettre, le chevrier a pratiqué une incision dans la peau de sa mule
pour ainsi faire sortir clandestinement cette lettre d’Omdurman. Après 5 années d’un long
silence, la famille de notre homme reçoit enfi n des nouvelles un tant soit peu rassurantes en
octobre 1888.

Lettre écrite sur une partie de manche de chemise par Rudolf Slatin à sa soeur à Vienne envoyée clandestinement
d’Omdurman jusqu’à Suakin où le général Kitchener se rendant compte de l’importance du
contenu l’a fait envoyer en recommandé. Affranchie à 40 millièmes (30 millièmes pour un triple port et 10
millièmes de recommandation), les timbres sont oblitérés au bureau de Suakin le 3 octobre 1888. Au verso
se trouvent les marques de passage par Suez et Alexandrie du 12 octobre 1888 et l’arrivée à Vienne le 20
octobre 1888.